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Contexte Ils sont beaux, bronzés, glamours, attachants ou provocateurs, les stars, qu'on le veille ou non, font partie intégrante de nos vies. Nous sommes tous passionnés par ces célèbres faces, ces sourires plus ou moins francs et ces belles gueules qui valent des milles et des cents, mais vous êtes-vous déjà demandé ce que toutes ces paillettes peuvent bien cacher ? Hollywood semble trembler depuis l'arrivée fracassante de celle qui se fait surnommer 'la grande Moore'. Semble-t-il que la vipère a ouvert une voie inconnue pour tous les ouliés d'Hollwyood - lire la suite

Graphisme de old one et codage réalisés par Felicis, coeurdelion et terrible. OH! est un forum célébrité ouvert en juillet 2014. Pas de lignes minimum, 1 RP tous les 10 jours.

bromance ((pedroscar))
Oscar Isaac
Oscar Isaac
let the ocean take me
gravity
47
42 ans.
acteur, chanteur et musicien
techniquement marié. un peu plus officieusement, c'est compliqué.
uc.
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26.12.21 17:08
bromance.
ft @Pedro Pascal
« J'en ai ras le bol de m'en prendre plein la gueule, El, compris ? » Tu grondes, tout bas, pour ne pas réveiller les petits à moitié endormis devant la télé. La blonde lève le menton, regard défiant, mais tu hausses les épaules devant sa provocation ; la paix du ménage, ton cul, oui. Elle ne cesse de te mordre de ses reproches, aiguillon qui t'empêche de te reposer, de dormir sur tes deux oreilles ; colère rentrée et féminine qui ne cesse jamais de jeter une bile acide sur tout ton être. Où sont passées les belles années, l'amour et la confiance ? Tu ne peux pourtant pas totalement lui en vouloir ; tout s'est dillué, jolie aquarelle trop souvent lavée. Tu réalises petit à petit que les apparences, la façade que vous offrez, ne suffiront pas ; tu restes pour les petits, mais même cette force à laquelle tu accroches ton âme ne te restera pas à jamais. Déjà, la fatigue creuse tes traits alors que tu enchaînes les productions, les films et les projets ; à deux doigts de craquer, de hurler comme un fou, de claquer la porte.
Et puis merde, hein ?
« J'ai besoin d'air. »

Ca tonne entre vous comme un coup de tonnerre, comme un coup de feu en pleine nuit. Elle suit tes mouvances éthérées, alors que tu attrapes une veste, quelques affaires et que tu fuis, Oscar, car c'est le bon terme, n'est-ce pas ? Tu ne sais pas où tu vas. Mensonges, tu sais parfaitement, et alors que tu visses cette casquette sur ton crâne, tu es déjà en train d'envoyer un texto à ton Pedro, le tien - quelle affection possessive tu as, parfois. J'arrive. Prépare le whisky, mi amigo. Le tien L'air frais apaise un peu la sourde colère qui bout en toi ; tes veines exotiques charrient ce sang passionné hérité. Tu ne regrettes pas d'avoir laissé Elvira - tu reviendras sûrement, penaud mâle au rôle de père, pour revoir les gosses, pour ne pas avoir l'abandon collé au coeur, le remords aux babines. Pourtant, tu ne peux t'empêcher de sentir la légéreté qui te prend au ventre ; tu délaisses tes émotions négatives comme, en détournant la tête, on camoufle le danger, la peine, l'horreur. L'idée même d'une soirée avec Pedro te remonte le moral plus que n'importe quoi - et tu en as bien besoin, ces derniers temps. Echappé sur les tournages pour éviter cette vie de famille qui, d'expérience sublime, est devenue fardeau par la seule présence de celle que tu as tant aimé. Mais tu ne peux contrôler ce myocarde tremblant, traître à ton corps qui, ces derniers temps, te semble bien volage et hésitant. Tu tais ces mots, ces révélations qui empoisonneraient tout ; plutôt que de tout perdre, tu retiens les semblants d'ordre et de bonheur dans ta vie. Et Pedro en incarne le soleil - des décennies de confiance absolue, de fous rires et de taquineries, de complicité. Vous êtes aussi complémentaires et aussi fous l'un que l'autre, comme des gosses qui s'entraînent dans les pires bêtises, les quatre cent coups aux doigts. Tu décrocherais chaque étoile du firmament s'il en avouait le souhait ; tu mourrais pour lui, comme pour chacun de tes enfants ; ta loyauté envers lui n'aura nulle fin. D'autant plus que ...
Non, ne joue pas avec cette idée, te sermonnes-tu, avant de sortir la clé du loft de ton ami.
Tu t'assagis le temps d'une respiration profonde, puis tu déposes ton sac à dos par terre ; les habitudes ont la vie dure, tu fais comme chez toi, car vous partagez tout, non ? Tu es ici dans ta deuxième maison, même si ces derniers temps tu aurais plutôt tendance à dire que tu te sens ici bien plus chez toi qu'à ta véritable demeure.
« Mi Pedrito, papá llegó a casa. » Tu lances ça d'un timbre amusé ; vous vous donnez tellement de surnoms idiots que tu as l'embarras du choix. Tu passes une main dans tes cheveux bouclés ; tu sais le dénivelé de tes traits fatigués, l'albâtre de ta chevelure qui s'orne de vieillesse alors que tu n'as que quarante ans passés ; néanmoins, il semblerait que cela ajoute à ton charme. Tu déposes ta veste à l'endroit habituel et tu t'effondres à moitié dans un fauteuil en posant tes yeux sombres sur la silhouette qui s'approche ; sont-ce des verres de whisky en ses mains amicales ? Tu l'espères. Tu as un soupir d'aise ; ici, rien ne peut te faire de mal. Pedro est là.
Pedro est là.

Tu inspires lentement, comme pour reprendre ton souffle ; effluves de son parfum, sensation de sa présence, et tout est apaisé comme si une main douce caressait ta nuque. Tu l'observes lentement, avide de lui, de cette émotion qui grandit en toi, cette douceur, ce calme si simples. Pourquoi tout ne peut se résumer à cela ? Tu sais que vous finirez sûrement avec plusieurs verres dans le nez, toi à gratter une guitare laissée ici pour toi, vous deux à chantonner peut-être, ou simplement ta voix, pour exprimer les émotions qui bouillonnent, pour plaire aux oreilles de Pedro, pour l'enchanter faute d'autre chose. « Comment ça va, mon cher ? Pas trop ennuyé par toute cette célébrité qui te colle à la peau ? J'ai dû repousser quelques midinettes accrochées à ton portail, je les ai mises avec les autres à la cave » que tu glousses en battant des cils, comme si tu étais toi-même une de ces adolescentes en chaleur ; c'est que Pedro a largement gagné en popularité, mais il le mérite ; il mérite de belles choses, les meilleures. Tu lui souris enfin, de toutes tes dents ; tu n'as pas oublié la raison de ta venue, mais tu te lèves pour partager une accolade amicale. Ce besoin viscérale de l'effleurer, de saisir son bras, son épaule, de cogner vos deux carcasses, comme si la qualité même de ton existence s'en trouvait améliorée par ce doux toucher.

« J'avais besoin d'un verre et je sais que tu as les meilleures bouteilles du coin » t'amuses-tu encore, clin d'oeil offert, mine réjouie de sale gosse qui taquine. « Jolie barbe ; c'est pour jouer Joel de The Last of Us, toute cette superbe pilosité ? » Tu râpes un doigt sur sa joue et t'éloignes avec un petit rire ; nulle méchanceté, juste vos saillies habituelles. Vous aimez à vous bousculer un peu, à vous moquer l'un de l'autre dans votre confiance aveugle. Jamais tu ne le blesserai, pour rien au monde ; il est la prunelle de tes yeux, un astre dans ton monde. L'ami le plus cher. Tu t'es emparé du verre et après avoir trinqué, tu en bois une longue gorgée ; le soupir qui effleure ton gosier est lent, fatigué, exempt de joie, soulagé de cette brûlure qui calcine.
(c) AMIANTE


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 These days, I'm way too lonely I'm missing out, I know ; These days, I'm way too alone and I'm known for giving love away, but I want someone who love me, I need someone who needs me.
bromance ((pedroscar))

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